Sophrologie et gestion de la douleur

Définition de l’Association Internationale pour l’étude de la Douleur ( IASP):

« Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, en rapport avec une lésion tissulaire réelle ou potentielle. »

C’est un signal d’alerte indiquant à notre cerveau que quelque chose d’inhabituel se passe à l’intérieur de notre corps et qu’il doit y remédier lorsqu’il le peut (par exemple; en déclenchant un mouvement de retrait lorsque que nous nous sommes brulés, ou en cessant de solliciter une articulation lésée).

La douleur a donc deux aspects:

Sensoriel: perçues par les sens introceptifs; ils nous renseignent sur ce qui se passe à l’intérieur du corps. L’intéroception englobe la kinesthésie (sensation de mouvement), la somesthésie ( sensations corporelles en général, liée aux récepteurs musculaires abdominaux, respiratoires et cardiovasculaires), les sensations vestibulaires (équilibre) et les sensations coenesthésiques (viscérales).

Emotionnel: Le contexte émotionnel dans lequel est perçue une douleur viendra la moduler.

En bref, découvrir un sens à sa douleur permet d’en comprendre l’utilité, et réduit la souffrance qui va avec.

Attention;  « la souffrance » est l’aspect passionnel de la douleur. Elle est à l’âme ce que la douleur physique est au corps.

Et la sophrologie dans tout ça?

Elle permet:

  • une détente musculaire: réduit les spasmes et les tensions
  • la respiration: meilleure oxygénation cellulaire
  • les images de détente: relaxation sensorielle
  • travail sur le schéma corporel (intégration de la zone de douleur sans déni, ni inflation)
  • lutte contre le découragement (être acteur de sa prise en charge grâce à sa part inventive, créatrice, intégrer les soins dans une dynamique globale)

Diminution du stress et des phénomènes associés

  • pulsations cardiaques
  • fréquence respiratoire
  • tension artérielle
  • vasodilatation
  • diminution du taux d’adrénaline et de noradrénaline
  • amélioration de la digestion
  • sommeil plus récupérateur
  • meilleur fonctionnement des émonctoires
  • lutte contre l’acidose tissulaire
  • diminution de l’anxiété, de l’angoisse
  • augmentation de la confiance en soi, du sentiment de sécurité

La sophrologie à sa place dans la prise en charge des douleurs courantes et de moyennes intensités. Elle montre que l’on peut agir et que l’on est ainsi moins impuissant. Apprendre à préciser vos sensations dans le détail : poids, pression, resserrement…En mettant des mots là aussi la distance s’installe, et le mal peut faire moins mal.
Il en ira de même pour les douleurs psychiques. Si vous préciser les impressions, les atmosphères en tant que spectateur, vous le remarquerez, la douleur « diminuera » ; vous n’y serez plus impliqué./p>

Agir ou subir est déterminant, le seul fait de pouvoir agir, même partiellement est important.

Les commentaires sont fermés.